Analyse vulgarisée du statut de Bitcoin en droit islamique à partir des principes classiques du fiqh des transactions.
Pour déterminer si Bitcoin est autorisé en islam, il faut appliquer les règles classiques du fiqh al-muʿāmalāt (jurisprudence des transactions).
La question centrale : Bitcoin peut-il être considéré comme un bien possédable (māl) ? Sans cette qualification, aucune transaction ne peut être licite.
Un bien est : ce qui peut être possédé et dont l’utilité est reconnue par la société.
Les quatre écoles s’accordent :
Conclusion : l’immatériel peut être un bien licite.
Bitcoin se possède via une clé privée, équivalent numérique d’un titre de propriété. La blockchain garantit conservation et traçabilité.
Bitcoin est utilisé mondialement, échangé sur des marchés actifs et accepté par des particuliers et des institutions.
Conclusion : Bitcoin remplit les trois conditions du bien islamique.
« C’est immatériel »
Les droits immatériels sont déjà reconnus (contrats, licences, droits d’auteur).
« C’est trop volatil »
La volatilité est un risque de marché, pas un gharar trompeur.
« Ce n’est pas émis par un État »
Historiquement, la monnaie est ce que les gens acceptent comme monnaie.
« C’est utilisé pour spéculer »
Ce n’est pas l’actif qui est jugé, mais l’usage.
Bitcoin protège la propriété, renforce la transparence et permet des échanges plus équitables.
Bitcoin peut être considéré comme licite en droit islamique, à condition d’un usage responsable, sans spéculation excessive ni activité interdite.
Ce n’est pas l’outil qui est jugé, mais l’intention et l’usage.